
Samsung contre Apple, iOS contre Android : à eux seuls l’iPhone 4S et le Galaxy SII représentent la guerre qui fait rage aujourd’hui sur le secteur des smartphones.
Nous avons donc choisi de les confronter pour savoir si le Galaxy SII était à la hauteur face à un iPhone 4S que beaucoup annonçaient comme décevant le jour de son lancement.
1. La guerre est déclarée

Au-delà des querelles juridiques, c’est aussi dans les boutiques que la bataille se joue entre les deux marques. Samsung semblait avoir pris de l’avance sur Apple en commercialisant son Galaxy SII à grand écran juste avant l’été, date habituelle de la sortie du nouveau modèle d’iPhone, se vantant ainsi d’en avoir vendu dix millions d’exemplaires en quelques mois.
Mais Apple a finalement décidé d’attendre octobre pour dégainer son 4S que certains trouvent décevant, mais qui est désormais le meilleur lancement de produit de l’histoire d’Apple avec quatre millions d’unités vendues en trois jours. Concrètement, est-il au niveau du Galaxy SII que beaucoup considèrent comme l’un des meilleurs téléphones Android du marché ? C’est ce que nous avons cherché à savoir.
2. Design et finition

De son côté, l’iPhone 4S a fait le choix décrié de ne pas céder à l’inflation et de conserver son écran de 3,5 pouces. Malgré sa taille réduite, Apple conserve en revanche l’avantage de la définition de son écran Retina de 960 x 480 pixels. Il demeure ainsi l’un des écrans à l’affichage le plus fin du marché. En découle deux tailles très différentes, l’écran de 4,3 pouces sera bien plus confortable, mais induit un téléphone encombrant (125,3 x 66,1 mm), tandis que l’iPhone garde l’avantage de la compacité (115,2 x 58,6 mm). La différence peut sembler minime, mais dans une poche de jean, le Galaxy SII sait se faire sentir bien présent, notamment en position assise. On regrette également une lecture difficile au soleil, son écran OLED n’étant pas des plus lumineux.
3. Système d’exploitation et ergonomie
Voilà le coeur du débat entre les deux mobiles. Outre les performances de l’un et de l’autre, c’est aujourd’hui du côté du système d’exploitation et de l’écosystème qu’il génère que l’utilisateur verra une réelle différence d’utilisation au quotidien. Fonctionnalités, applications, tout découle de là.


Sur ce point, Apple mène toujours au score avec 500 000 applications disponibles contre 400 000 pour Android. Dans le long terme, Android est donné comme gagnant d’ici à la fin de l’année 2012 par une majorité d’analystes. Au-delà de ces chiffres, l’usage des applications différera sur Android dont les téléphones (bien plus nombreux car de multiples constructeurs) ne proposent pas de plateforme unifiée.
Certaines applications peuvent ainsi fonctionner sur un modèle de téléphone Android, mais pas sur un autre à cause de sa configuration matérielle ou encore de la version d’Android qu’il exécute. Quand Steve Ballmer dit qu’il faut être « informaticien pour utiliser un téléphone Android », il va certainement très loin, mais les choses ne sont en tout cas pas aussi simples que sur iOS.


Si les logiciels existent parfois en plusieurs versions (iPad, iPhone 4S, 4 ou 3GS), c’est toujours un seul fichier qui est proposé à l’utilisateur, iOS se charge de définir les fonctionnalités limitées selon la configuration du téléphone (on pense notamment à certains jeux bien plus travaillés sur le 4S). Lorsque l’on décide de troquer son vieux mobile Android contre un nouveau, on n’est pas du tout assuré de voir tourner toutes ses applications sur le modèle plus récent, alors que ce sera forcément le cas avec un iPhone.
C’est au final cette homogénéité qui rend iOS plus lisible qu’Android pour un utilisateur non averti. Le système d’exploitation de Google est en effet porté sur chaque téléphone avec une interface propriétaire à chaque opérateur. Si celle de HTC, Sense, est souvent considérée comme l’une des plus abouties, celle utilisée par Samsung, TouchWiz, reste très correcte, même si on peut lui reprocher ce côté « cheap », notamment du aux couleurs criardes de ses icônes.


Le principe global d’utilisation centré autour des applications reste donc calqué sur iOS qui a donné le ton à de nombreuses interfaces mobiles tactiles depuis 2007. L’une des principales différences viendra de la gestion des applications. Toutes sont regroupées dans un dossier spécifique, on n’affichera sur les différents écrans d’accueil que celles dont on se sert régulièrement. On pourra également y afficher des widgets (absent d’iOS) pour lancer directement une recherche sur Google, consulter la météo, les cours de la bourse ou accéder à ses options d’économie d’énergie (alors qu’il faut toujours aller chercher dans les préférences d’iOS pour désactiver le Wi-Fi).
Reste que les utilisateurs puristes des écrans tactiles, ont toujours du mal à comprendre de choix de Google d’utiliser des boutons (précédent et préférences) en plus d’une interface tactile. Cela obligea ainsi l’utilisateur à détourner son attention de l’application affichée sur l’écran alors que ces fonctionnalités pourraient très bien lui être intégrées. D’autres lui accorderont l’avantage de libérer de la place sur l’écran.
4. Multimédia et jeux
Désormais remplaçant des baladeurs numériques, des appareils photo compacts et des consoles de jeu, les smartphones se doivent désormais d’exceller dans ces fonctionnalités. Avec ces deux modèles, l’acquéreur en aura certainement pour son argent, tant ils semblent taillés pour ces usages.
En visionnage vidéo, le Galaxy SII a pour lui sa diagonale d’écran plus grande (4,3 pouces) et donc plus confortable que l’iPhone 4S (3,5 pouces). Autre avantage pour lui par rapport à l’iPhone : la possibilité de lire nativement les fichiers DivX. Cela permettra de se passer d’un convertisseur de fichier ou de l’achat d’une application dédiée sur iOS. Apple a en effet depuis toujours fait le choix de ne pas supporter le format DivX, privilégiant le H.264 et le MPEG4, eux aussi lus par le Galaxy SII. Concernant la capture vidéo, les deux appareils filment en 1080p. On est un peu déçu par l’iPhone 4S sur ce point, son système de stabilisation d’image ne semble pas très efficace. Lors d’une vidéo filmant un panorama à une main, les tremblements se font toujours sentir.
En photo, les capteurs 8 mégapixels des deux appareils sont vraiment très convaincants en journée lorsque la lumière est suffisante. Difficile dans ces conditions de faire la différence avec un compact de milieu de gamme. Dès que la lumière baisse, les deux appareils sont plus logiquement à la peine, la petite taille de leur capteur n’aidant pas à maintenir la qualité. Sur le point purement photographique, l’iPhone conserve une petite avance sur son concurrent, les photos paraissent plus contrastées (sans exagération toutefois), avec un piqué d’image plus précis.
Reste le jeu vidéo, nouvel Eldorado des fabricants de mobiles et très investi par Apple qui revendiquait lors de la keynote de présentation de l’iPhone 4S détenir désormais la plateforme numéro 1 de jeu mobile dans le monde avec iOS. Pour cet usage, les jeux disponibles sont bien entendu très importants, mais la puissance de l’appareil est également essentielle. À ce petit jeu et malgré le processeur double coeur cadencé à 1,2 GHz du Galaxy SII, c’est l’iPhone 4S qui l’emporte avec le processeur A5 à 800 MHz (conçu par Apple, mais comble de la concurrence, fondu par Samsung).
La fréquence ne fait pas tout, ce processeur (cadencé à 1 GHz pour la tablette) permet des performances graphiques réellement abouties pour un téléphone comme le montrent les premiers benchmarks du site américain AnandTech. Difficile de voir la différence sur des jeux disponibles sur les deux plateformes, comme le très sympathique Cordy. Mais l’on mesure la qualité du nouvel appareil d’Apple sur certains jeux spécialement optimisés pour lui comme Real Racing 2 : reflet sur les carrosseries, élements de décors animés, gestion des dégats, lense flare, tous les effets d’une console digne de ce nom sont là.
5. Reconnaissance vocale
L’une des grandes nouveautés de l’iPhone 4S est également Siri, présenté par Apple, comme un assistant personnel obéissant à la voix. Autant être clair tout de suite : Siri est à la fois décevant, mais creuse aussi un gouffre dans le domaine face à la concurrence, représentée ici par le Galaxy SII.


Sans forcément trop articuler, Siri sait également rédiger des SMS et des e-mails ou encore programmer des alertes géolocalisées (acheter du pain en arrivant chez soi). Malheureusement, plusieurs fonctions sont encore inactives pour la France dont un très utile permettant de demander un itinéraire ou une adresse dans le quartier où l’on se trouve. Attention également : Siri a besoin d’un réseau pour fonctionner. Les données vocales sont en effet traitées par Apple sur ses serveurs avant d’être renvoyées vers l’iPhone 4S. Difficile d’estimer le trafic data que Siri utilise, mais par rapport à notre utilisation classique, notre consommation semblait bien plus importante avec cet iPhone 4S.
6. Deux philosophies différentes

Il est toujours difficile de faire aimer iOS à un utilisateur Android et inversement. Chacun a ses propres réflexes et logiques, à l’acheteur de savoir lequel il préfère. Reste que plusieurs arguments font pencher la balance d’un côté ou de l’autre.
Première information qui a son importance : l’iPhone est tout sauf largué face à la concurrence. Les esprits chagrins qui annonçaient un bide de ce 4S étaient loin du compte. À part la taille de son écran, ce nouveau modèle rivalise et surpasse même parfois le Galaxy SII.
Si les deux téléphones font presque jeu égal sur les qualités de capture photo et vidéo, le téléphone de Samsung conviendra aux amateurs de vidéos grâce à sa compatibilité DivX et la taille de son écran. L’iPhone 4S aura pour lui sa finition, l’homogénéité de son système et son catalogue de jeux.

25/10/2011 par
Journal Du Numérique
Publié dans 

Test pas objectif.
Le systhème android est 10 fois meilleur.
Et heureusement pour Apple, qu’il a sont fameux marquette.
Bonjour,
Tres intéressant votre test.
Cependant ayant eu les 2 téléphones dans les mains..je ne comprends pas comment vous pouvez dire que le galaxy s2 à un ecran peu lumineux. Je met la luminosité au minimum et meme dehors en plein soleil je vois super.
Pour la finition, j’ai le SII blanc..la finition est top.
Et surtout bien plus léger qu’un iPhone 4s. Et d’apres les vidéos que j’ai pu voir sur la toile, il a l’air bien plus solide au final que l’iphone 4.
Cependant il est certain que l’iOS reste bien plus simple à utiliser..cependant l’interface est un peu « vieillot » comparé au SII ou tout est entierement customisable avec 7 bureaux différents. Pour avoir eu l’iphone 2G,3G,3Gs, 4 et 4s.. j’ai basculé du coté android, cependant je reviendrais peut etre un jour chez Apple mais j’ai été très déçu par la sortie du 4s. Qui n’est ni plus ni moins le meme téléphone que le 4 avec juste un proc et une capteur photo/video mieux..SIRI j’en parle pas ..car l’appli existait depuis longtemps sur l’appstore. Après je pense, que voilà avec mon APple j’avais fermé les yeux à la concurrence à force d’acheter des appli sur l’appStore..mais au final il y a mieux ( pour moi ) Voila mon avis perso ! Merci à vous
Intéressant comme article, mais il y a beaucoup de points assez « engagés »…
un exemple ? « Lorsque l’on décide de troquer son vieux mobile Android contre un nouveau, on n’est pas du tout assuré de voir tourner toutes ses applications sur le modèle plus récent, alors que ce sera forcément le cas avec un iPhone. »
==> Peut-être, mais cela a aussi un revers. J’ai un 3GS que je ne met pas à jour tout le temps niveau IOS et de nombreuses applications ne « tournent » pas/plus dessus à cause de cela. Sur iPad on trouve toujours des applications « compatibles » qui essayent vainement de s’afficher sur un grand écran alors que ce sont des applications prévues pour un téléphone (c’est insupportable/inutilisable)… bref tout n’est pas aussi « rose » sur Ios.
Il serait aussi intéressant de prévoir un udpate lors de la sortie (proche) d’Android 4.0 sur le Galaxy S2..
Test non objectif. On sens bien à la lecture de cet article que son auteur possède et préfère l’iphone.
Dans la rubrique « deux philosophies différentes », j’ajoute que la plupart des smartphones android intègrent un slot micro SD qui permet de transférer ses données très facilement (copier-coller) à l’aide d’une carte mémoire amovible. L’iphone, lui, contraint son utilisateur au maniement d’un seul logiciel (itunes) pour transférer du contenu sur son téléphone et vice-versa.
Je vous rappelle également que le Galaxy S2 est sorti en juin et que l’Iphone 4s vient de sortir… Dans la téléphonie où tout va très vite, je peux vous dire qu’Apple a vraiment pris du retard et qu’ils ont du souci à se faire
J’ai bien aimé tout les arguments des gens qui ont répondue à l’article entre le Iphone 4S et le Galaxy S2,
En fait j’ai aimé vous lire tous, mais je suis resté sur ma faim car je croyais en apprendre plus sur les similitudes et les particularités de ces appareils, je suis encore à la recherche de tout ce que je peux faire avec mon Galaxy S2 versus mon vieux Palm Tréo 700p
Bien d’accord avec nombre d’entre vos lecteurs, le GalaxyS2 est vraiment une machine incroyable par rapport à mon ancien iPhone. Profondément déçu de la non-sortie d’un iPhone 5 avec l’arrivée d’un iPhone 4S, j’ai basculé d’Apple vers Samsung et Android… En savoir plus ici: http://blogeezer.wordpress.com/2011/10/13/mon-samsung-galaxy-s2-lanti-iphone-4s/
Bien d’accord avec les autres commentaires. L’Iphone 4S reste au Galaxy S2 ce que le minitel est à l’ordinateur. Il est évident qu’il n’y a pas photo entre les deux, mais que le rédacteur de cet article doit avoir des intérêts avec la marque à la pomme car je ne peux croire à une telle incompétence. Parlons un peu du changement de batterie ou de la carte SD, du poids ou de la finesse de l’appareil etc. et j’en passe, mais certainement des oublis.